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COVID-19 ET SANTÉ PUBLIQUE: SUIVRE LA PANDÉMIE GRÂCE AUX EAUX USÉES

Tout récemment, l’Université Laval mettait en ligne un article portant sur la détection dans les eaux usées du SARS-CoV-2, virus causant la maladie Covid-19.

De récentes recherches ont été faites par le Dr. Peter Vanrolleghem et son équipe. Ces derniers ont démontré que grâce à l’analyse des eaux usées, il est possible d’identifier la présence du SARS-CoV-2, et ce, même lorsque une seule personne sur 100,000 est infectée par le virus. Le prélèvement peut être fait dans les usines d’épuration et, tel que rapporté par le professeur Vanrolleghem : « Tester quotidiennement un échantillon d’eaux usée …équivaut à tester une fois par jour toute la population desservie par cette usine ».

Les avantages de cette méthode de détection

  • Rapide et peu coûteuse
  • Donne un portrait en temps réel de ce qui se passe dans la population.
  • Permet la détection du virus jusqu’à sept jours avant la manifestation des symptômes.
  • Peut tester les systèmes septiques de petites municipalités de moins de 2000 habitants (plus de 600 municipalités) jusqu’aux grandes municipalités, en permettant l’identification des quartiers «froid et chaud».
  • Sert d’outil de détection d’une deuxième vague d’infection
  • Sert d’outil pour la prise de décision de confinement/déconfinement
  • Permet d’identifier les souches mutantes du virus et de suivre leur évolution
  • Peut servir d’outil de détection pour de futur pandémies

Deux types de tests peuvent être faits

  • Un test qualitatif permet de savoir s’il y a présence de SARS-CoV-2 dans l’échantillon ou non.
  • Des bandelettes de détection ont récemment été misent en marché. Elles permettent d’identifier en 50 minutes la présence ou non du SARS-CoV-2. Ce type de test peut être fait rapidement sur le terrain, mais son exactitude reste à être démontré.

Les tests de type quantitatif, tel le RT-PCR, permettent d’évaluer le nombre de personne infecté et de suivre l’évolution dans le temps. Ce type de test est réalisé en laboratoire et prend de 4-6 heures. Ils demandent un protocole particulier, qui implique souvent des techniques permettant de concentrer la quantité de virus dans un plus petit volume, afin de permettre une identification et une quantification plus efficace.

L’un des grands défis dans l’utilisation des données provenant de ces tests est leur représentation sous forme de tableaux, de graphiques, de rapports et de recommandations. Il faut aussi faire parvenir ces recommandations aux décideurs et à ceux qui auront à mettre en œuvre les recommandations sur le terrain. Nous, OClair Environnement, nous nous intéressons particulièrement à ces aspects. Notre plateforme, NERRI, est un outil de gestion informatisée structurant permettant non seulement la gestion des inspections de systèmes septiques, mais aussi celle des données en provenance des laboratoires.

Nous vous invitons à consulter l’article du ULaval Nouvelles pour en savoir plus sur la détection du SARS-CoV-2 dans les eaux usées.

Cet article est une gracieuseté du département d’éducation continue d’OClair Environnement.

La COVID-19 DANS VOTRE SALLE DE BAIN

En temps de pandémie il est important de réaliser que les installations septiques commencent dans la salle de bain. Il est maintenant bien documenté que le virus SARS-CoV-2 se trouve en concentration importante dans les selles. Bien désinfecter la cuvette, les lavabos et les poignées de porte sont d’une grande importance et bien sûr le lavage des mains avant de sortir de la salle de bain. Ceci est important et ce même si vous n’avez pas de symptômes, car vous pouvez être infecté sans avoir des symptômes avant plusieurs jours ou vous pouvez être un porteur qui ne développera pas la maladie. Donc il faut faire preuve de prudence pour soi et les autres membres de la famille, incluant les personnes qui vous visitent dans cette période de déconfinement

Votre système septique est un bioréacteur qui utilise des microorganismes pour effectuer la digestion des matières biodégradable, incluant les excréments humains. Il est très important pour son bon fonctionnement de ne pas y déverser de grandes quantités de désinfectant. Cela causera une diminution dramatique des microorganismes et causera une augmentation des matières en suspension, ce qui diminuera la durée de vie de vos installations septiques et causera éventuellement  un colmatage (blocage). Les colmatages de systèmes septiques sont un danger pour la santé humaine, car il entraine des débordements. En temps de pandémie et pour éviter une deuxième vague de contamination, il est important de rapporter tout dysfonctionnement de son système septique et d’agir rapidement pour corriger la situation. Si vous ne savez pas quoi faire n’hésitez pas et contacter votre inspecteur municipal qui saura vous conseiller

Quand le printemps est un danger pour l’eau potable

Le printemps est à nos portes! Certains en sont sûrement très heureux! L’hiver se faisait particulièrement long cette année. Enfin, la neige fond, les oiseaux gazouillent et nous pouvons enfin faire resurgir nos manteaux de printemps des boulles à mite. Nous semblons être sur la bonne voie, mais attention! Bien que le printemps peut être synonyme de «bonheur» pour bien des raisons, il peut s’avérer critique pour les puits en eau potable, puisque la contamination par ruissellements due à la fonte des neiges est très fréquente et peut causer la « gastro du printemps », tel que le désigne le milieu de la santé.

Dans cette optique, il est primordial de vérifier la qualité de l’eau de votre puits, puisqu’il peut malheureusement contenir des microorganismes pouvant causer certaines maladies. Il faut également porter une attention particulière aux personnes les plus à risques, telles que les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes de plus de 55 ans et les personnes immuno-supprimés. Les personnes qui prennent des inhibiteurs d’acide gastrique tels le Pantoloc, le Zantac, le Losec, le Nexium et le Prévacid sont également à risque. En diminuant l’acidité dans votre estomac vous en faites aussi une porte d’entrée pour les microorganismes.

Voici quelques liens qui pourront vous éclairer plus en détails

La qualité de l’eau de mon puits

http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/potable/depliant/

Qui a-t-il dans notre puits?

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sante-environnement-milieu-travail/rapports-publications/qualite-eau/est-votre-puits-guide-traitement-entretien-eau-puits.html

Où faire analyser son eau?

http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/accreditation/PALA/lla03.htm

 

En tant que propriétaire d’un puits, c’est à vous que revient la responsabilité de vous assurer de la sécurité de votre eau. *

ATTENTION : L’analyse de l’eau ne suffit pas à elle seule à garantir la qualité de l’eau de consommation. Il faut aussi vérifier l’état de votre puits et de votre fosse septique, examiner les sources possibles de contamination dans l’environnement du puits et apporter les correctifs appropriés. *

* http://www.obvduchene.org/eau-de-puits/

Légionellose : Comment nettoyer son chauffe-eau

Nous vous avons récemment partagé un article sur l’éclosion de la légionellose et de sa forte présence dans les chauffe-eaux au Québec.

Même si certains d’entre nous ont tendance à diminuer la température de leur chauffe-eau afin d’éviter les brûlures, ou pour économiser sur la facture d’électricité, il est important de prendre connaissance que ce changement peut représenter une menace significative pour la santé des utilisateurs. Le facteur de risque prédominant de la présence de la légionellose dans les installations d’eau chaude sanitaires est une température inférieure à 55 °C °C.  Une température supérieure à 55 °C assure une non-reproduction des légionelles et une température supérieure à 60°C assure leur destruction

Comment savoir s’il est nécessaire de faire l’entretien de son chauffe-eau?

Le nettoyage d’un chauffe-eau électrique n’est pas nécessaire, dans la mesure où son alimentation provient d’un réseau municipal et que l’eau est de bonne qualité. Les nouveaux modèles électriques sont conçus pour ne pas avoir besoin d’être purgés. Aucune information à ce sujet n’indique qu’une vidange aura une incidence sur la durabilité de vie de votre appareil. En fait, certains spécialistes croient qu’un entretien pourrait, au contraire, augmenter les risques d’apparition de bactéries.

Cependant, si votre chauffe-eau est approvisionné par un puits dont l’eau est dure, ferreuse ou calcaire, un nettoyage régulier est conseillé.

Pour quelles raisons devrait-on entretenir notre chauffe-eau?

Des bactéries telles que la legionella pneumophila présentent dans un chauffe-eau, peuvent gravement affecter la santé et des dépôts de soufre, fer, calcaire ou autres peuvent endommager la cuve intérieure et les conduits. En plus d’affecter votre appareil, l’eau en ressortira de moins bonne qualité.

Voici donc les étapes à suivre pour un bon entretien :

  1. Coupez l’alimentation électrique de votre chauffe-eau : placez le disjoncteur en position « Arrêt ».
  2. Fermez le robinet d’alimentation d’eau froide.
  3. Ouvrez un robinet d’eau chaude quelque part dans la maison : Cela va permettre à l’air d’entrer dans le réservoir et tester l’eau.
  4. S’il n’y a pas d’espace d’écoulement approprié à la base de votre chauffe-eau, connectez un tuyau d’arrosage au robinet de vidange (au bas du réservoir) : dirigez le tuyau vers un drain de plancher, vers une baignoire ou une douche, ou à l’extérieur.
  5. Ouvrez lentement le robinet de vidange, pour éviter de vous brûler : laissez l’eau s’écouler complètement.
  6. Ouvrez à nouveau le robinet d’alimentation d’eau froide et laissez couler l’eau à pression maximale pendant plusieurs minutes
  7. Refermez le robinet de vidange une fois que l’eau qui s’écoule est devenue parfaitement claire.
  8. Laissez votre réservoir se remplir : vous saurez que celui-ci est rempli lorsque l’eau du robinet laissé préalablement ouvert s’écoulera normalement, sans sortie d’air résiduel.
  9. Fermez ce robinet.
  10. Rétablissez l’alimentation électrique du chauffe-eau.

Quand faire la vidange du chauffe-eau?

Si vous avez un chauffe-eau approvisionné par un puits, il serait préférable de répéter le processus ci-haut au 1 à 3 ans, selon la spécificité de votre alimentation en eau. Il s’agit d’une habitude à prendre dès son installation.

Dans les cas des chauffe-eaux au gaz naturel ou au mazoute, il est important de vidanger chaque année.

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Sources:

https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/legionellose/#c2475

http://www.cmmtq.org/fr/info/Membre/Communiques-de-presse/Temperature-du-chauffe-eau

https://www.hydrosolution.com/vidanger-chauffe-eau-quil-faut-savoir-plus/

Éclosions de Légionellose : Danger sous votre douche!

Depuis quelques années, plusieurs cas d’éclosion de Légionellose ont eu lieu au Québec. Cette maladie est causée par une bactérie du nom de Legionella pneumophila. La forme bénigne se nomme la « fièvre de Pontiac ». Elle se caractérise par des symptômes de fièvre et de toux qui ressemblent à ceux de la grippe, donc elle peut facilement passer inaperçu. Cependant, la forme la plus grave de la légionellose, la maladie du légionnaire, se caractérise par une infection pulmonaire, communément appelé, la pneumonie. Mais d’où vient-elle exactement?

Des statistiques de la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ) ont révélé que la source principale d’infection pour cette maladie serait les tours de refroidissement (TRE). Près de 1500 fois par année, au Québec, des tours de refroidissement à l’eau, servant notamment à climatiser les bâtiments, sont contaminées par la fameuse bactérie qui cause la légionellose. Elle représente une telle menace pour la santé publique, que de nombreuses installations doivent être fermées d’urgence afin d’être désinfectées.

Lorsque les tours sont contaminées, elles deviennent très dangereuses pour notre santé. Nous ne serons pas nécessairement infectés. Cependant, l’expert microbiologiste, Patrick D. Paquette, explique qu’il faut une décontamination de la tour le plus rapidement possible, puisque la bactérie se répand partout dans l’environnement. Avec les vents, les gouttelettes infectées peuvent se disséminer jusqu’à 6 km de distance de l’immeuble qui a un TRE infectée et être inhaler par une personne.

Selon le ministère de la santé, depuis 2006, la maladie est en progression constante.

« Bien que la légionellose puisse se retrouver dans différents milieux, les tours de refroidissement à l’eau apparaissent comme la source de contamination le plus souvent en cause lors d’éclosions de grande envergure. »

Les bains tourbillons mal désinfectés sont aussi un bon milieu pour le développement de la Legionnella.

Autres milieux de contamination

Bien que la légionellose puisse aussi être contractée dans les jeux d’eaux ou les fontaines. La Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) tient à mettre en garde la population contre un plus grand facteur de risque, soit la température des chauffe-eaux et plus spécifiquement les chauffe-eaux électriques à cause de la position de l’élément chauffant qui au lieu de chauffer l’eau par le fond le fait par les côtés.

Même si plusieurs recommandent l’abaissement de la température des chauffe-eaux afin d’éviter les brûlures, il faut comprendre que ce changement peut être très dangereux pour la santé. En effet, La CMMTQ soutient qu’il ne faut pas régler le chauffe-eau à moins de 60 °C (140 °F), sans quoi, ce dernier deviendra un lieu extrêmement propice au développement des bactéries. Lorsque vous prenez une douche la bactérie est pulvérisée et par la suite entrainée par les gouttelettes d’eau en suspension dans l’air qui sont finalement inhaler pour se retrouver à l’intérieur des poumons de la personne.

 

Groupes à risque 

Parmi les groupes à risques on retrouve:

Pour une raison encore inconnue, les hommes de plus de 50 ans et plus semble être une cible de choix pour la bactérie. La fréquence d’infection avec ce groupe est plus élevé qu’avec les autres groupes.

Organisation mondiale de la santé – Légionellose :

« Sur l’ensemble des cas notifiés, 75 à 80% ont plus de 50 ans et 60 à 70% sont des hommes ».