Auteur: Anne-Marie Mongeon

La COVID-19 dans l’air: Les experts sonnent l’alerte!

C’est cette semaine qu’un groupe de 239 scientifiques internationaux ont fait pression sur les différentes autorités de santé de la planète, mais particulièrement L’OMS (Organisation mondiale de la Santé), afin qu’ils reconnaissent que le SARS-CoV-2 responsable de la maladie Covid-19 peut se propager dans l’air et ce, bien au-delà de deux mètres de distance. 

Ce message, visait directement l’OMS, le groupe de scientifiques voulaient sensibiliser l’organisation puisque ceux-ci avaient tardé à recommander le port du masque et à reconnaitre le fait que la propagation du virus pouvait se faire dans l’air ambiant par de minuscules microgouttelettes de moins de cinq microns de diamètre.

L’OMS et d’autres organisations sanitaires ont déclaré que la Covid-19 était principalement transmise par les éternuements et postillons reçus directement au visage de gens à proximité ou qui ont atterri sur des surfaces, ensuite touchés par les gens. Voilà pourquoi, la recommandation du lavage de main, port du masque et distanciation sociale avait été faites.

Cependant, après avoir analysé d’autres études sur le SARS-CoV-2, le groupe de 239 scientifiques suspecte que les gouttelettes microscopiques parmi les plus petites peuvent rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures et flotter dans les espaces clos comme les bureaux ou être aspirées par les systèmes de ventilation. Bien que cela n’est pas été clairement démontré, cette possibilité n’a pas été rejeté et tant que cela n’est pas fait on doit considérer c’est fines gouttelettes comme un facteur de risque potentiel. C’est pou cette raison le groupe d’experts recommande aussi une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs avec un apport d’air frais important.

« La transmission par l’air du SARS-CoV-2 n’est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu’il existe bien assez d’éléments probants pour appliquer le principe de précaution », disent les scientifiques.

Les scientifiques Lidia Morawska de l’université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l’université du Maryland, ont écrit dans la revue ClinicalInfectiousDiseases « Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce), et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne ».

Selon le scientifique, Julian Tang de l’université Leicester, l’OMS n’a aucunement prouvé l’inverse c’est à dire que cette voie aérienne ne joue pas un rôle dans le processus de contagion, mais selon lui : « L’absence de preuve, n’est pas une preuve d’absence. »

Les chercheurs soulignent qu’il est impératif d’équiper les lieux publics de meilleurs systèmes de ventilations munis de filtres à air plus sophistiqués et des rayons ultraviolets qui peuvent éliminer les bactéries.

Sources : Apple News : Le Covid-19 peut-être transmis par l’air, avertissent des experts mondiaux

Cet article est une gracieuseté du département d’éducation continue d’OClair Environnement

COVID-19 ET SANTÉ PUBLIQUE: SUIVRE LA PANDÉMIE GRÂCE AUX EAUX USÉES

Tout récemment, l’Université Laval mettait en ligne un article portant sur la détection dans les eaux usées du SARS-CoV-2, virus causant la maladie Covid-19.

De récentes recherches ont été faites par le Dr. Peter Vanrolleghem et son équipe. Ces derniers ont démontré que grâce à l’analyse des eaux usées, il est possible d’identifier la présence du SARS-CoV-2, et ce, même lorsque une seule personne sur 100,000 est infectée par le virus. Le prélèvement peut être fait dans les usines d’épuration et, tel que rapporté par le professeur Vanrolleghem : « Tester quotidiennement un échantillon d’eaux usée …équivaut à tester une fois par jour toute la population desservie par cette usine ».

Les avantages de cette méthode de détection

  • Rapide et peu coûteuse
  • Donne un portrait en temps réel de ce qui se passe dans la population.
  • Permet la détection du virus jusqu’à sept jours avant la manifestation des symptômes.
  • Peut tester les systèmes septiques de petites municipalités de moins de 2000 habitants (plus de 600 municipalités) jusqu’aux grandes municipalités, en permettant l’identification des quartiers «froid et chaud».
  • Sert d’outil de détection d’une deuxième vague d’infection
  • Sert d’outil pour la prise de décision de confinement/déconfinement
  • Permet d’identifier les souches mutantes du virus et de suivre leur évolution
  • Peut servir d’outil de détection pour de futur pandémies

Deux types de tests peuvent être faits

  • Un test qualitatif permet de savoir s’il y a présence de SARS-CoV-2 dans l’échantillon ou non.
  • Des bandelettes de détection ont récemment été misent en marché. Elles permettent d’identifier en 50 minutes la présence ou non du SARS-CoV-2. Ce type de test peut être fait rapidement sur le terrain, mais son exactitude reste à être démontré.

Les tests de type quantitatif, tel le RT-PCR, permettent d’évaluer le nombre de personne infecté et de suivre l’évolution dans le temps. Ce type de test est réalisé en laboratoire et prend de 4-6 heures. Ils demandent un protocole particulier, qui implique souvent des techniques permettant de concentrer la quantité de virus dans un plus petit volume, afin de permettre une identification et une quantification plus efficace.

L’un des grands défis dans l’utilisation des données provenant de ces tests est leur représentation sous forme de tableaux, de graphiques, de rapports et de recommandations. Il faut aussi faire parvenir ces recommandations aux décideurs et à ceux qui auront à mettre en œuvre les recommandations sur le terrain. Nous, OClair Environnement, nous nous intéressons particulièrement à ces aspects. Notre plateforme, NERRI, est un outil de gestion informatisée structurant permettant non seulement la gestion des inspections de systèmes septiques, mais aussi celle des données en provenance des laboratoires.

Nous vous invitons à consulter l’article du ULaval Nouvelles pour en savoir plus sur la détection du SARS-CoV-2 dans les eaux usées.

Cet article est une gracieuseté du département d’éducation continue d’OClair Environnement.

La COVID-19 DANS VOTRE SALLE DE BAIN

En temps de pandémie il est important de réaliser que les installations septiques commencent dans la salle de bain. Il est maintenant bien documenté que le virus SARS-CoV-2 se trouve en concentration importante dans les selles. Bien désinfecter la cuvette, les lavabos et les poignées de porte sont d’une grande importance et bien sûr le lavage des mains avant de sortir de la salle de bain. Ceci est important et ce même si vous n’avez pas de symptômes, car vous pouvez être infecté sans avoir des symptômes avant plusieurs jours ou vous pouvez être un porteur qui ne développera pas la maladie. Donc il faut faire preuve de prudence pour soi et les autres membres de la famille, incluant les personnes qui vous visitent dans cette période de déconfinement

Votre système septique est un bioréacteur qui utilise des microorganismes pour effectuer la digestion des matières biodégradable, incluant les excréments humains. Il est très important pour son bon fonctionnement de ne pas y déverser de grandes quantités de désinfectant. Cela causera une diminution dramatique des microorganismes et causera une augmentation des matières en suspension, ce qui diminuera la durée de vie de vos installations septiques et causera éventuellement  un colmatage (blocage). Les colmatages de systèmes septiques sont un danger pour la santé humaine, car il entraine des débordements. En temps de pandémie et pour éviter une deuxième vague de contamination, il est important de rapporter tout dysfonctionnement de son système septique et d’agir rapidement pour corriger la situation. Si vous ne savez pas quoi faire n’hésitez pas et contacter votre inspecteur municipal qui saura vous conseiller

Quand le printemps est un danger pour l’eau potable

Le printemps est à nos portes! Certains en sont sûrement très heureux! L’hiver se faisait particulièrement long cette année. Enfin, la neige fond, les oiseaux gazouillent et nous pouvons enfin faire resurgir nos manteaux de printemps des boulles à mite. Nous semblons être sur la bonne voie, mais attention! Bien que le printemps peut être synonyme de «bonheur» pour bien des raisons, il peut s’avérer critique pour les puits en eau potable, puisque la contamination par ruissellements due à la fonte des neiges est très fréquente et peut causer la « gastro du printemps », tel que le désigne le milieu de la santé.

Dans cette optique, il est primordial de vérifier la qualité de l’eau de votre puits, puisqu’il peut malheureusement contenir des microorganismes pouvant causer certaines maladies. Il faut également porter une attention particulière aux personnes les plus à risques, telles que les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes de plus de 55 ans et les personnes immuno-supprimés. Les personnes qui prennent des inhibiteurs d’acide gastrique tels le Pantoloc, le Zantac, le Losec, le Nexium et le Prévacid sont également à risque. En diminuant l’acidité dans votre estomac vous en faites aussi une porte d’entrée pour les microorganismes.

Voici quelques liens qui pourront vous éclairer plus en détails

La qualité de l’eau de mon puits

http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/potable/depliant/

Qui a-t-il dans notre puits?

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sante-environnement-milieu-travail/rapports-publications/qualite-eau/est-votre-puits-guide-traitement-entretien-eau-puits.html

Où faire analyser son eau?

http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/accreditation/PALA/lla03.htm

 

En tant que propriétaire d’un puits, c’est à vous que revient la responsabilité de vous assurer de la sécurité de votre eau. *

ATTENTION : L’analyse de l’eau ne suffit pas à elle seule à garantir la qualité de l’eau de consommation. Il faut aussi vérifier l’état de votre puits et de votre fosse septique, examiner les sources possibles de contamination dans l’environnement du puits et apporter les correctifs appropriés. *

* http://www.obvduchene.org/eau-de-puits/

Légionellose : Comment nettoyer son chauffe-eau

Nous vous avons récemment partagé un article sur l’éclosion de la légionellose et de sa forte présence dans les chauffe-eaux au Québec.

Même si certains d’entre nous ont tendance à diminuer la température de leur chauffe-eau afin d’éviter les brûlures, ou pour économiser sur la facture d’électricité, il est important de prendre connaissance que ce changement peut représenter une menace significative pour la santé des utilisateurs. Le facteur de risque prédominant de la présence de la légionellose dans les installations d’eau chaude sanitaires est une température inférieure à 55 °C °C.  Une température supérieure à 55 °C assure une non-reproduction des légionelles et une température supérieure à 60°C assure leur destruction

Comment savoir s’il est nécessaire de faire l’entretien de son chauffe-eau?

Le nettoyage d’un chauffe-eau électrique n’est pas nécessaire, dans la mesure où son alimentation provient d’un réseau municipal et que l’eau est de bonne qualité. Les nouveaux modèles électriques sont conçus pour ne pas avoir besoin d’être purgés. Aucune information à ce sujet n’indique qu’une vidange aura une incidence sur la durabilité de vie de votre appareil. En fait, certains spécialistes croient qu’un entretien pourrait, au contraire, augmenter les risques d’apparition de bactéries.

Cependant, si votre chauffe-eau est approvisionné par un puits dont l’eau est dure, ferreuse ou calcaire, un nettoyage régulier est conseillé.

Pour quelles raisons devrait-on entretenir notre chauffe-eau?

Des bactéries telles que la legionella pneumophila présentent dans un chauffe-eau, peuvent gravement affecter la santé et des dépôts de soufre, fer, calcaire ou autres peuvent endommager la cuve intérieure et les conduits. En plus d’affecter votre appareil, l’eau en ressortira de moins bonne qualité.

Voici donc les étapes à suivre pour un bon entretien :

  1. Coupez l’alimentation électrique de votre chauffe-eau : placez le disjoncteur en position « Arrêt ».
  2. Fermez le robinet d’alimentation d’eau froide.
  3. Ouvrez un robinet d’eau chaude quelque part dans la maison : Cela va permettre à l’air d’entrer dans le réservoir et tester l’eau.
  4. S’il n’y a pas d’espace d’écoulement approprié à la base de votre chauffe-eau, connectez un tuyau d’arrosage au robinet de vidange (au bas du réservoir) : dirigez le tuyau vers un drain de plancher, vers une baignoire ou une douche, ou à l’extérieur.
  5. Ouvrez lentement le robinet de vidange, pour éviter de vous brûler : laissez l’eau s’écouler complètement.
  6. Ouvrez à nouveau le robinet d’alimentation d’eau froide et laissez couler l’eau à pression maximale pendant plusieurs minutes
  7. Refermez le robinet de vidange une fois que l’eau qui s’écoule est devenue parfaitement claire.
  8. Laissez votre réservoir se remplir : vous saurez que celui-ci est rempli lorsque l’eau du robinet laissé préalablement ouvert s’écoulera normalement, sans sortie d’air résiduel.
  9. Fermez ce robinet.
  10. Rétablissez l’alimentation électrique du chauffe-eau.

Quand faire la vidange du chauffe-eau?

Si vous avez un chauffe-eau approvisionné par un puits, il serait préférable de répéter le processus ci-haut au 1 à 3 ans, selon la spécificité de votre alimentation en eau. Il s’agit d’une habitude à prendre dès son installation.

Dans les cas des chauffe-eaux au gaz naturel ou au mazoute, il est important de vidanger chaque année.

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Sources:

https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/legionellose/#c2475

http://www.cmmtq.org/fr/info/Membre/Communiques-de-presse/Temperature-du-chauffe-eau

https://www.hydrosolution.com/vidanger-chauffe-eau-quil-faut-savoir-plus/